Pourquoi parle t’on des enjeux environnementaux ?

La période des trente glorieuses (1945-1973) a marqué un tournant dans le mode de développement et de vie en France : industrialisation, utilisation massive du pétrole (source d’énergie, carburants, plastiques, matières synthétiques), mécanisation agricole et recherche de rendements de production maximums (avec utilisation d’engrais et pesticides), apparition des supermarchés, développement d’une société de consommation.
On ne remettra pas en question l’avancée considérable au niveau hygiène, confort, pouvoir d’achat liée à cette période.

Néanmoins, les questions écologiques de l’impact environnemental de cette expansion économique apparaissent à partir de 1972, avec la Conférence des Nations Unies de Stockholm qui place pour la première fois ces questions au rang de préoccupations internationales.

50 ans de prise de recul auront été nécessaire pour s’inquiéter des effets négatifs sur l’environnement et se décider à réduire notre impact.
50 ans, c’est à dire 2 générations de travailleurs, où les méthodes ont été radicalement modifiées, où les solutions pour tendre vers l’autonomie alimentaire paraissaient révolutionnaire et être la seule solution, où on s’imaginait les ressources présentes sur Terre inépuisables …
On imagine donc bien la difficulté actuelle de chercher à convaincre les agriculteurs et industriels que leur mode de production est à revoir.
Il faudra certainement deux générations pour voir se généraliser les solutions alternatives plus respectueuses de l’environnement.

Où va t’on ?
C’est donc le moment de sensibiliser les jeunes générations leur permettant d’avoir une vision globale des problématiques et des enjeux des années à venir et d’agir de manière responsable.

Notre modèle est certainement à repenser, en y retrouvant plus de bon sens, plus de valeurs et d’éthique. L’argent ne fait pas le bonheur, cette devise est bien connue et tellement vrai. Pourtant nos civilisations sont bien dans cette course perpétuelle au rendement, à la rentabilité, au bénéfice, au succès…

Notre civilisation n’est elle pas en manque de bonheur simple, de liens avec la nature, de rapports humains, de sens à sa vie pour se sentir utile et laisser une trace positive de notre passage sur Terre ?

Comment s’y prendre ?
Il est trop facile de dire que cela ne sert à rien d’agir tant que les autres ne changent pas, que l’on est impuissant, que l’on trouvera toujours une autre solution.
Nous misons tout sur la technologie pour inventer de nouvelles solutions pour pallier la disparition des ressources naturelles et réparer les dégats créés par l’homme. Mais la technologie ne surpassera jamais le pouvoir de la Nature.

Alors pourquoi ne pas vivre en symbiose avec elle ? Elle a beaucoup à nous apporter si nous prenons soin d’elle.

Agir à notre échelle
L’individu est le seul acteur du changement.
Dans nos vies de tous les jours, il existe une multitude d’actions qui peuvent réduire notre impact sur l’environnement.
Toute institution ou entreprise est avant tout composée d’individus. Si chacun de ces individus devient éco-responsable, alors les institutions et entreprises tenderont naturellement vers ce modèle.
C’est aussi parce que l’individu est un consommateur attentif que les industriels et agriculteurs aligneront leurs produits sur la demande.
C’est en voyant que les citoyens ont une préocupation environnementale que les politiques prendront les bonnes mesures réglementaires.

« Ne doutez jamais qu ‘un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde. C’est même la seule choses qui se soit jamais produite » Magaret Mead

Montrer le bon exemple
C’est en montrant que des individus évoluent vers un monde plus humain et plus sain, en prouvant que cela fonctionne, que ce changement ne revient pas obligatoirement plus cher, et que le sens donné à la vie rend heureux,… que cela donnera envie à d’autres de se lancer dans l’aventure.
Plutôt que la culpabilisation ou la protestation, préférons l’exemplarité, la motivation, l’encouragement, l’envie tout simplement.

C’est à vous et moi de faire changer le monde.
Aussi, l’ambition de env’vie est de contribuer à cette prise de conscience au travers d’actions de sensibilisation et de formation, ainsi que d’informations pratiques relayées par le site Ecrire l’avenir.